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 [Fiche]Kendra Lockheart

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Elfie
Cette semaine, Maître Jedi
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Messages : 1837
Date d'inscription : 31/08/2013
Age : 32

MessageSujet: [Fiche]Kendra Lockheart   Sam 31 Aoû - 16:29

Kendra Elisabeth Yvonne Lockheart


La vengeance est une justice sauvage...




? Nom; Lockheart
? Prénoms; Kendra, Elisabeth, Yvonne
? Age; 31 ans
? Lieu & Date de naissance; 6 octobre, née à New York.
? Etat Civil; Autres. Disons qu'entre elle et Kieran, c'est compliqué...
? Groupe souhaité; Chasseuse - indépendante spécialisée en vampires
? Etude(s) ou Profession; Elle travaillait comme guide dans un aquarium.
? Ascendance/Descendance; Kendra possède encore ses deux parents, qui passent leur retraite paisible à New York. Son frère aîné fait partie de l'US Navy. Elle est marié depuis trois ans à Kieran Lockheart, mais les relations entre eux sont un peu chaotiques. Quant à Amy, leur fille...
? Vos pouvoirs; Aucun.
? Ambitions; Tuer Marcus Fawks. Sa vie n'a plus aucun autre but. Après ça ? Aucune idée. Mais elle ne trouvera pas le repos tant que ce monstre sera définitivement mort.



Si tu devais te décrire tu dirais...



PHYSIQUE;
Taille: 1m71
Poids: 65 kg
Couleur et longueur des cheveux: Longs cheveux raides, jusqu'au bas du dos, d'un brun très sombre.
Couleur de peau: Blanche
Couleur des yeux: Verts, souvent assombris par du maquillage
Style vestimentaire: Pantalons en jean bleus, bottes renforcées en argent. Débardeur ou chemise, la plupart du temps, et un épais manteau de cuir auquel elle a ajouté un nombre impressionnant de poches et d'attaches pour des armes, surtout. Ce manteau pèse l'incroyable poids de neuf kilos, tout équipé - il en a déjà pesé jusqu'à douze. Depuis le temps, Kendra n'y fait plus attention, et s'y est habituée. Elle porte toujours un foulard noué autour du cou, ou au moins une écharpe.
Autre chose à nous faire savoir: Si physiquement, Kendra ne paye pas de mine, il faut savoir que ces dernières années l'ont forgée. Elle a appris à se battre dans la rue, contre des gars 5 fois plus gros qu'elle - mais qui étaient des garçons en or. Ils ont été la seule à comprendre son désir de vengeance, et n'ont pas hésité une seconde. Au corps à corps, elle se débrouille plus que bien, et avec les pieux (qu'elle fabrique elle-même), elle est terrible. Elle ne quitte non plus jamais son précieux carnet de chasse, où elle note tout ce qu'il y a à savoir sur les vampires, et tout ce qui est relatif à Marcus. Elle donne un petit nom à ses armes fétiches : Smith, et Wesson, pour les deux magnums qui pendent à ses côtés ; Detective, le colt pas plus grand qu'une main, et qui lui a sauvé la vie plus d'une fois ; et puis, il y a Remi-san, son allié le plus précieux, un cercueil fait sur mesure, intégralement renforcé d'argent, et percé par endroit afin de laisser filtrer le soleil.


SIGNES PARTICULIERS;
Allergie(s): Aucune
Tatouages(s): Aucun
Cicatrice(s): Sans doute quelques unes, suite à ses entrainements, mais si petites qu'on ne les remarque pas. Mais il y en a deux qui méritent d'être notées : celle qu'elle porte à la cuisse droite, une ligne verticale qui trahit qu'un couteau y a été planté. Il y en a une autre, que personne ne voit, mais qui la brule chaque jour : là, sur son cou, à gauche, deux marques ô combien révélatrices de ce qu'elle a du subir. Une marque qu'elle cache, qu'elle gratte jusqu'au sang, dans l'espoir fou de la faire disparaitre.
Opération(s): Amygdales quand elle a été enfant.
Maladie(s): Non
Piercing(s): Aux oreilles
Autre(s): ...


CARACTÈRE;

• Méticuleuse
• Minutieuse
• Organisée
• Chanceuse au jeu (elle tombe régulièrement sur un ticket gagnant)
• Fiable (car s'il est difficile d'obtenir sa confiance, elle ne donnera sa parole qu'une fois et la respectera)
• Ambitieuse
• Habile
• Charmeuse (n'hésite pas à jouer de ses charmes pour attirer qui peut lui servir)

• Impitoyable
• Prise de crises de folie
• Individualiste (Travaille en solo, et seulement comme ça.)
• Émotive (surtout quand on parle de sa fille)
• Obstinée (rien ne l'empêchera d'arriver à son but)
• Bourreau (peut torturer ses proies pour obtenir ce qu'elle veut)
• Caféinomane (ne s'endort jamais complètement... Quand elle dort.)
• Profiteuse (Prend ce qu'il y a à prendre, et saisit toutes les opportunités)


Et sinon? Tu as des choses intéressantes à nous raconter sur toi?



Once upon a Dream...


Je suis née dans une famille des plus basiques américaines. Mon père était cadre financier dans une grande banque, et maman travaillait à mi temps dans une usine de textile. Elle nous a éduqués, Brian et moi, avec patience et amour - et beaucoup de fatigue, aussi. Brian est mon aîné de six ans, et même si j'ai toujours été une gamine adorable selon eux, mon frère était toujours là pour épauler maman. C'est souvent lui qui m'a fait jouer - même à la poupée ! - qui m'amenait et venait me chercher à l'école, qui m'a aidée pour mes premiers devoirs. Un grand frère exceptionnel, qui m'a toujours protégée comme une mère poule.

Quoi que l'on puisse croire, vu le métier de papa, nous n'avons pas eu la belle vie très longtemps. Je me souviens de la maison qui se vidait de ses choses précieuses, des cernes sous les yeux de maman, de papa qui avait les mains qui tremblaient de plus en plus. Quand on ne pouvait plus sauver les apparences, quand il a fallu commencer à se cacher, même, ils n'ont pas hésité longtemps. Adieu, notre appartement de haut standing dans une superbe tour résidentielle du coeur de New York... Mes parents ont trouvé un petit appartement, dans la banlieue peu chic. J'avais neuf ou dix ans, mais je comprenais un peu ce qui arrivait - tout le monde parlait d'une "crise" de laquelle il serait difficile de se relever, et papa, ses collègues, étaient les premiers à en payer le prix. Notre vie a beaucoup changé... Nos fréquentations étaient très différentes, et Brian s'est souvent battu - pour se défendre, pour me défendre, puis par plaisir, pour prouver qu'il ne craignait personne, et que personne ne devait se frotter à nous. Nous sommes passé d'un quartier tranquille, où l'on jouait en toute sécurité, à un endroit où il fallait vérifier qu'il n'y avait pas des bris de verre dans les installations de jeux, et où il fallait frapper avant d'être attaqué pour se défendre.

Nous avons malgré tout continué à vivre dans un cocon sain. Nos parents travaillaient, et même si nous étions étiquetés "gamins des banlieues pauvres", jamais nous n'avons "mal tourné". Brian, en grandissant, devenait un beau jeune homme qui faisait des ravages dans le coeur des filles. Ca nous a amené quelques problèmes, parait-il - enfant, je voyais juste cette course folle comme une partie de cache cache qu'il ne fallait absolument pas perdre. Car si on se faisait trouver, Brian passait un mauvais quart d'heure, et ça m'était insupportable. J'ai été chahutée par des filles, moi aussi. Sauf que moi, je ne répondais pas, j'avais trop peur de faire mal, et de me faire mal en tapant ! Je voyais, et comprenais déjà, que la violence amenait toujours plus de violence. Et puis, Brian finissait toujours par s'en sortir, et me sauver.

Mais plus nous grandissions, et plus nous nous éloignions, je crois... Lui courait les filles, moi je m'abandonnais dans mes études. J'adorais ça, en réalité. J'aimais lire et écrire en fait. Quand je m'ennuyais à la maison, je recopiais parfois des passages entiers de livres, juste pour le plaisir d'écrire, de prendre des notes. Mon point fort, c'étaient les exposés qu'on devait faire à l'école. Je me disais que, plus grande, je serai flic, détective privée, ce genre de truc qui parait tellement marrant à la télé - et quand je dis ça, on me regarde avec de grands yeux ; moi je trouve ça rigolo, là où d'autres ne voient que le danger. Les moyens financiers de la maison n'étaient pas bons, et je n'ai pas pu aller très loin, mais j'en ai profité à fond. Brian, de son côté, trainait dans la rue de plus en plus. Une fois, il a ramené une grosse somme d'argent et l'a jetée au milieu de la table, en plein repas. Papa s'est levé, et lui qui était si tendre, si calme, est entré dans un colère noire comme jamais. J'avais quinze ans, j'avais très souvent entendu parler des dealers dont il fallait se méfier, de la drogue qu'il ne fallait pas consommer... Mais mon frère, si droit... ? Il a tenté de persuadé mes parents qu'il ne se ferait jamais prendre, et qu'il pouvait nous faire retrouver notre vie d'avant. Qu'il pouvait nous sortir de là, nous faire partir dans un quartier plus sympa. Papa a refusé tout net cet argent sale, qui coutait peut-être la vie d'autres gamins. La discussion était close. Brian a quand même demandé s'il pouvait dépenser cet argent pour nous faire plaisir, avec la promesse solennelle de ne plus dealer.

Le lendemain, il nous convainquit de vouloir changer : maman avait eu droit à des bijoux, papa un nouveau costume et un ordinateur portable, et moi, un week-end de vacances au soleil avant un entretien pour un boulot à l'aquarium en centre ville. Et pour lui ? Un tatouage sur le bras, et l'uniforme des cadets de l'US Navy. Sa seule réelle bavure resterait entre nous, et en voulant s'engager pour son pays, il cherchait à nous prouver combien il était sincère, et combien il était prêt à respecter la décision de nos parents. J'étais bouleversée à l'idée que mon frère s'engage dans la marine, mais l'eau, nous avions ça dans le sang, il fallait croire. Evidemment, nous n'étions pas non plus d'accord à l'idée de le voir partir, mais c'était sa décision, et il ne comptait pas revenir dessus. Le week-end de vacances, au soleil, sur les plages de Floride, m'a paru terriblement morne... Quand je suis revenue, Brian était déjà parti, après m'avoir laissé une longue lettre sur mon oreiller. La vie allait être bien moins drôle, sans lui. L'air de rien, toutes nos bêtises d'ado allaient me manquer. Ce n'est pas pour autant que je cherchais forcément à combler son absence par mes petits copains - je ne cherchais pas un "mauvais garçon" qui allait m'entrainer avec lui dans des courses poursuites infernales, entre autre. Je crois que je cherchais vraiment le prince charmant, comme la gamine un peu rêveuse que j'avais toujours été au fond.

En attendant, j'ai passé mon entretien à l'aquarium, et j'ai été embauchée deux mois plus tard, comme prévu. C'était merveilleux. Je servais de guide, montrait, expliquait, à des groupes de gamins avides de savoir. J'essayais de chasser l'ennui de leur regard quand ils considéraient que c'était une corvée d'être ici. Et parfois le soir, il m'est arrivé d'ouvrir une porte dérobée, derrière, pour faire entrer ces "voyous" du quartier, ces jeunes si mal perçus et qui avaient parfois violenté mon frère, juste pour le plaisir de les voir se métamorphoser en une personne complètement différente, et presque rêveuse.

Ma vie était superbe, digne d'un rêve. J'avais un job qui me plaisait, mes parents remontaient la pente doucement, et se dirigeaient vers une retraite paisible et confortable. Nous n'étions plus "les anciens bourgeois", et nous faisions partie du quartier. Mes parents ne voulaient plus partir. Oh, bien entendu, nous avions toujours peur que l'un des nôtres ne prenne une balle, ne se retrouve au milieu d'une guerre de clans contre son gré... Mais notre boite aux lettres ni notre jardin n'étaient plus vandalisés. Evidemment, nous aurions pu retourner dans un beau quartier, un peu moins "craignos", mais c'était chez nous, et depuis toutes ces années, nous nous y étions fait. De mon côté, je refusais de quitter mes parents, et restait vivre chez eux. Même quand cet homme qui venait plusieurs fois par semaine à l'aquarium, pour me draguer ouvertement, je n'ai pas pensé à les quitter pour gagner plus d'intimité.

Car Kieran était loin d'être un homme subtil. Je l'ai vu deux ou trois fois sans le voir, ni le remarquer. Ses copains lui ont lancé le défi de venir me parler, et de me payer un café à la boutique de l'aquarium. Je l'ai gentiment envoyé sur les roses, et le "beau gosse" en lui n'a pas apprécié. Alors il est revenu à la charge, il a tenté de me prendre au piège plusieurs fois. Je l'ai évité, autant de fois qu'il l'a fallu. Mais il n'y avait pas d'agacement, rien qu'une espèce de jeu du chat qui nous amusait tous les deux. On ne se connaissait pas, on était en train de tomber amoureux, et le jour où il a lancé un bouquet de fleurs pour que je le rattrape, j'étais prise au piège. Mon attention toute accaparée, il profita du court instant de mon inattention totale pour me saisir la taille et m'embrasser. Le jeu était fini, et je n'ai plus cherché à le fuir. Il a enfin eu le droit à son café, que je lui ai payé pour la peine. Nous nous sommes rapprochés d'un coup, comme si tous ces mois à nous chercher et à nous fuir nous avaient déjà liés. C'est pourquoi, quand six mois après ce premier baiser, il m'a demandée en mariage, j'ai dit oui sans aucune hésitation. Je n'aurai pas su dire pourquoi, mais je sentais qu'il était l'homme de ma vie.

Une vie rêvée. Rien ne pouvait venir entacher ce bonheur. Surtout pas cette grossesse qui se fit connaître pendant notre voyage de noce. Une nouvelle qui nous enchantait, bien entendu, et qui nous poussa, pour de bon, à prendre notre propre logement. Evidemment, son boulot de coach sportif et mon boulot de guide ne nous permettaient de mettre des milles et des cents de côté, mais nous nous en sommes sortis comme il faut, préparant la venue de notre petite fille. Mes parents étaient fous de joie, bien entendu, et Brian a pris une permission spéciale pour s'assurer de ma santé, pendant toute une semaine. Je n'aurai jamais cru que notre petite vie idyllique pourrait tourner au cauchemar. C'était impensable. Quand bien même tout était "trop" parfait", que ça aurait du me mettre la puce à l'oreille, comme si j'avais été l'héroïne d'un livre... Mais j'étais trop fixée sur ces merveilles qui s'enchainaient...

Quand Amy est née, ça a été la consécration. Un bonheur infini, indéfinissable. Quand Kieran a été appelé par ses parents, habitant dans le Montana, avec la promesse d'un job où ses études de médecine lui serviraient enfin, nous l'avons super bien pris. Evidemment, ce n'était pas évident de tout quitter, ici. J'avais mes attaches, ma famille, mon travail, et mes habitués... Pourtant, j'étais prête à tout pour Kieran. Nous avons décidé de ne faire qu'une visite de courtoisie, par curiosité. Mon mari était en froid avec sa famille depuis quelques années, justement parce qu'ils n'avaient pas apprécié qu'il préfère le sport à la médecine. Mais, avec Amy dans la balance, maintenant, nos décisions étaient encore plus importantes. Aussi sommes nous partis pour Great Falls, pas loin de cet endroit maudit que j'allais devoir côtoyer plus tard : Aspen Creek...



Once upon a Nightmare...


Les parents de Kieran sont... Froids. Des espèces de monstres d'une neutralité glaciale incroyable. Ils sont grands parents ? Qu'importe, que leur fils se soit marié à "ça" donnerait presque la nausée à belle maman... Je ne suis pas restée longtemps, et j'ai largement préféré regagner notre chambre d'hôtel - quelle merveilleuse idée a pu avoir Kieran, quand il a refusé d'être logé chez "lui". Il est revenu deux heures plus tard, les mains tremblantes, le regard furibond, et dans une colère contenue que je ne lui avais jamais connue. Il s'est enfermé dans la salle de bain tout le reste de la journée, et ne m'a rejointe au lit que vers 3h du matin. Le lendemain, nous avons décidé de prendre une baby-sitter, pour le soir, et de nous faire un restaurant en amoureux, où nous pourrions parler en paix. Même si Amy n'avait que quelques mois, nous ne voulions sans doute pas qu'elle entende certaines choses. Quelle erreur, bon dieu... Nous avons passé une excellente soirée.

Puis nous sommes rentrés à l'hôtel. J'ai mille fois rejoué cet instant dans mon esprit.
Et si nous n'étions jamais sortis.
Et si nous n'étions jamais venus.
Et si nous avions emmené Amy avec nous.
Et si nous avions su observer.
Et si nous avions pu tuer...

Il y avait des pompiers, une foule de curieux près du hall d'entrée de l'hôtel. Il y avait même des journalistes. Il se passait quelque chose, de terrible, et notre seule pensée était de nous assurer que Amy n'avait rien. Pourtant, quand nous avons annoncé notre chambre, quand le pompier a blêmi... Le sol s'est effondré sous moi. Et j'ai souhaité mourir - je l'ai souhaité des centaines de fois, tant la douleur était insupportable dans tout mon être... - quand ils ont écarté la foule pour faire sortir deux brancards, avec deux sacs mortuaires fermés. L'un d'eux était si plat, si plat, et l'unique bosse si minuscule...

Je ne me souviens plus de manière claire de la suite des événements. Je crois que j'ai écarté tout ce qui se dressait sur ma route, entre moi et ce sac mortuaire. Je crois que je l'ai déchiré. Et j'ai hurlé, comme une bête, en serrant contre moi le corps si pâle, si léger, de ma petite Amy. Et puis, le noir total.

Je me suis réveillée à l'hôpital.
J'ai encore pleuré.
J'ai voulu mourir encore, et on m'a attachée pour m'empêcher de me faire du mal.
J'ai été rapatriée à la maison, dans cet appartement si plein d'affaires de ma défunte Amy.
Je me suis tranché les veines.
J'étais seule, si seule...
Et j'avais mal, si mal...

Kieran et moi avons repris conscience de l'autre quand le légiste a appelé et nous a demandé de venir pour nous faire entendre ses conclusions. C'était complètement flou, j'étais dans un état second. Kieran aussi. Et notre seule ancre à la réalité, c'était la main de l'autre que nous tenions. Nous avons écouté, sans rien entendre, et nous avons pris le dossier, sans grande conviction. Nous avons organisé les funérailles, aidés par mes parents - je crois qu'ils ont même tout fait... Les ténèbres nous ont engloutis, en même temps que la terre recouvrait le cercueil de notre fillette... Et nous sommes restés à demi inertes encore plusieurs jours, nous donnant parfois la main, dans le silence lourd qui s'était installé, pour trouver un peu de chaleur, et un maigre réconfort...

Je ne sais pas ce qui m'a poussée à rouvrir le dossier du légiste. Et à le lire. La douleur était vive, toujours, mais pourtant, il y a des choses qui m'ont interpelée. J'ai fait lire le rapport à Kieran, il était plus calé que moi... Nous nous sommes réveillés. Amy n'avait reçu aucun coup, aucune blessure. La cause de sa mort a été causée par un pompage de tout son sang, mais aucune marque n'indiquait où une aiguille avait été piquée. Le sang qui l'avait recouvert, en partie, était celui de la baby-sitter, qui avait été plus sauvagement assassinée... C'était étrange... Et bizarrement, notre première pensée alla vers ces êtres de légendes, ces vampires... C'était impossible, mais le plus plausible. Après tout, pourquoi un tueur sauvage se serait amusé à assassiner une jeune femme de cette façon, et aurait agi avec mille précautions pour vider un bébé de son sang ?

Alors nous avons commencé à enquêter, à faire des recherches. Et très vite, nous avons senti comme une présence, qui nous empêchait parfois d'avancer aussi vite que nous le voulions. Nous avons été, entre temps, virés de nos emplois respectifs, et nous avons commencé à revendre nos possessions inutiles pour continuer à vivre. Mes parents s'occupaient de nous, et cherchaient à nous faire revenir dans la réalité. Papa a tenté de nous convaincre qu'on courrait après une chimère, et qu'on devait reprendre notre vie, malgré l'épreuve qui nous affligeait... Mais nous ne les écoutions pas, et nous avons cherché, de plus en plus loin. Il y avait eu quelques cas, précédemment à Aspen, de meurtres étranges non résolus. La douleur a été vive, quand nous avons rangé les affaires d'Amy, pour les stocker dans la cave chez mes parents. Et nous, nous avons conclu la vente de notre maison, et pris un dernier repas, à la seule lueur de bougies, dans notre maison vide. Je crois que ce soir là, nous nous sommes connus à nouveau, découverts... Nous avons repris vie, et nous nous sommes ancrés dans cette réalité un peu folle. Nous allions si bien qu'on était même sur le point de faire l'amour quand tout a basculé. A nouveau.

Les ténèbres nous ont littéralement attrapées. Les bougies éteintes, quelque chose a cherché à nous faire du mal. Aujourd'hui, je sais que ce monstre ne voulait pas nous tuer, mais j'ai cru que j'allais mourir malgré tout, plusieurs fois. Kieran a traversé une fenêtre lors de l'affrontement, et est tombé dans le jardin, quant à moi, j'ai été plaquée au sol par quelque chose de lourd. Quelque chose qui m'a planté un couteau dans la cuisse. J'ai eu mal, je n'arrivais même plus à me débattre. J'ai senti des mains glaciales saisir mon visage tendrement, et un souffle brulant passer sur mon cou et mes lèvres. Et une voix grave qui me murmura : "A force de t'observer... Je tombe sous ton charme d'humaine..." Et après un baiser parmi mes larmes, une violente douleur me piqua dans le cou. Je mourrai, je le sentais, alors qu'il aspirait mon sang lentement, que sa langue passait régulièrement sur mon cou. Il grognait d'un plaisir malsain, mes pleurs redoublaient en même temps que croissait un plaisir malsain au creux de mon ventre. Kieran est arrivé juste à temps, je pense, et il a tiré sur la chose. Et cette chose a fui. Nous avons été, tant bien que mal, jusqu'à l'hôpital pour nous faire soigner. Evidemment, quand nous sommes retournés dans la maison, aucune trace de sang autre que le notre, et nos notes avaient toutes disparu. Mais pourtant, une chose était devenue sure : nous finirions par trouver nos réponses à Aspen.

Cependant, les événements de ce soir m'ont laissée sure d'une chose. Nous allions affronter quelque chose de trop énorme pour seulement nous référer à quelques légendes et superstitions. Kieran n'était pas d'accord, et pour lui, il fallait retrouver ce monstre au plus vite. Après ce qui a été notre première dispute, nous avons empruntés deux chemins différents : lui partait en 4x4 jusqu'à Aspen, alors que je m'enfonçais dans les bas quartiers. J'y ai retrouvé quelques têtes connues, d'autres qui l'étaient un peu moins. Jusqu'à aujourd'hui, j'étais celle qui regardait et qui avait subi les coups. Cela devait changer : je devais apprendre à me battre, pour ne plus me sentir aussi soumise et impuissante que l'autre soir. Certains ont ri. D'autres ont voulu me convaincre que ce n'est pas la voie que je devais emprunter, parce que j'étais trop "gentille". Quand je lui ai mis mon poing dans le nez... Je me suis fait mal, et il a à peine sursauté. Mais je suppose que le geste a eu quelque chose de symbolique - ou peut-être que la façon dont j'ai hurlé que je n'aurai pas de repos tant que je n'aurai pas vengé ma petite fille, que je devais affronter des hommes qui les ferait passer pour des tapettes... Bref, ils sont fini par accepter.

Et si on croit que ces "jeunes des quartiers mal famés" ne sont que des brutes sans foi ni loi ; j'ai vu l'envers du décor, et d'un beau décor. J'imagine bien que ce n'est pas partout pareil. Mais j'ai eu affaire à des jeunes responsables, alors même qu'ils me parlaient de la façon de me défendre, de frapper, et même de tuer. Ils m'ont appris à prendre soin de mon corps afin de le rendre réactif, ils m'ont appris à utiliser quelques armes... En trois mois, j'étais devenue "comme eux". Bagarreuse dans l'âme, et avec un désir de vengeance plus aigu que jamais. Tuer ne m'effrayait pas. Mais je n'avais pas fini. Après les avoir remerciés du fond du coeur, j'ai décidé qu'il fallait m'armer, et partir pour Aspen. J'ai appelé Kieran, pour prendre des nouvelles, et lui dire que j'arrivais bientôt. Il me manquait, au bout de ces trois mois, même si ceci n'était que "secondaire"... Il était en poste depuis tout ce temps, et il chassait sa proie... Il avait eu quelques renseignements qu'il pensait fiables. Il m'ordonnait de le rejoindre immédiatement, avant de couper la communication sans un mot gentil.

J'ai cherché un moyen de voyager, et de m'équiper. Je ne comptais pas affronter ce que nous soupçonnions être un vampire sans quelques moyens qui ME feraient me sentir en sécurité. Peut-on réellement se cacher derrière un brumisateur d'eau bénite ? Je ne remets pas ma foi en doute - quoiqu'un peu - mais je préférai largement la sécurité d'une arme à feu plutôt qu'à quelques gouttes d'eau. Mes parents n'approuvaient absolument pas nos projets de "justice", à Kieran et moi... Et ils ne m'aidèrent absolument pas d'une manière ou d'une autre. Papa était à la retraite, maman le serait aussi bientôt, et ils auraient largement préféré que je me réinstalle ici avec Kieran et que nous refassions un enfant. Il fallait avancer. Une petite voix me disait qu'ils avaient raison, bien que la notion de "refaire un bébé" ne passait pas. Et de toute façon, c'était trop tard. Ce désir de vengeance était trop ancré en moi pour faire marche arrière. J'ai trouvé un soutien inattendu chez mon frère. C'est lui qui m'a fourni Detective, ce petit flingue de défense... Ainsi que mon premier fusil à canon scié. Il m'a donné quelques instructions pour le tenir, des munitions. Ce n'était pas une arme officielle, je n'étais pas bête... Mais Brian, s'il n'approuvait pas ce que nous faisions, a su que nous étions déterminés à trouver le coupable, et à le trainer devant la justice. C'est ce qu'il espérait en tout cas. Cependant, il avait eu vent de ce qui nous était arrivés à Kieran et moi, à la maison, et ne voulait pas qu'il m'arrive quelque chose d'autre, il voulait que je puisse me défendre. Je n'ai pas non plus eu à lui demander de m'avancer de l'argent pour rejoindre Kieran : alors que je m'apprêtais à partir, sans rien lui demander, il me signifia avoir fait un gros versement sur mon compte bancaire, de quoi voyager jusque là bas, et engager des frais nécessaires pour "résoudre cette affaire". Un rapide coup d'oeil m'a permis de voir combien mon frère était généreux, ou combien l'US Navy payait bien au point qu'il en oublie la valeur d'une telle somme d'argent.

En tout cas, je suis partie, sans regret, vers cet avenir qui s'annonçait si sombre. Kieran avait profondément changé, en trois mois. Mal rasé, mal coiffé, le regard qui fuyait, qui analysait tout ce qui l'entourait. Lui aussi était armé jusqu'aux dents, et il a partagé tout ce qu'il avait pu trouver. Comme par exemple, la certitude que les vampires existent. L'entendre le confirmer était effrayant. Une réalité brutale qui me donna un frisson. Nous n'affrontions pas n'importe quoi... Et la justice normale ne ferait rien contre ça. C'était à nous de venger notre petite Amy.

J'ai espéré que l'on reste ensemble, qu'on unisse nos forces. Mais nos avis divergeaient sur trop de points. Lui voulaient rester discret, identifier le monstre, attendre qu'il s'endorme pour le tuer de façon nette et précise. Moi, je voulais lui faire payer, le faire souffrir comme j'avais souffert.

Et cette façon de penser lui a plu.

Kieran m'a donné quelques armes, j'en ai acheté d'autres. Dans l'optique de tuer d'une mort lente et douloureuse ce vampire, j'ai passé une commande spéciale, aux pompes funèbres où travaillait quelqu'un que je connaissais. Un cercueil le plus léger possible, percé par endroit, et ces trous devaient être couverts d'argent. Le fond devait être orné de plusieurs symboles de pureté, religieux ou non, au cas où ça leur ferait quelque chose. Et bien entendu, ça devait être le plus solide possible malgré tout... La demande était étrange, j'ai prétendu que c'était pour un tour de magie - le tour de la personne transpercée de dizaines d'épées - et ça a eu l'air de fonctionner, et de rendre ma demande crédible. Le soir même, dans ma chambre, accompagnée d'un verre de vin rouge, je réfléchissais à ce que je devais faire dès le lendemain. Quand quelqu'un a frappé, j'ai lancé un "entrez" automatique, pensant que c'était Kieran. Mais la lumière s'est coupée brusquement. J'ai lâché mon verre, j'ai eu le temps de prendre une arme, mais pas de m'en servir. Avant même de comprendre ce qui se passait, voilà que je me retrouvais plaquée au mur, les mains fermement maintenue dans mon dos. Et ce souffle, dans mon cou. Et cette voix, au creux de mon oreille... Tout ma haine et ma frustration n'ont pas réussi à me fournir l'énergie nécessaire pour me défaire de cette emprise.

- Tu me cherchais, je crois. Je suis là.

Il a eu un petit rire. Je sentais sa poigne glaciale, le sang pulser dans mes tempes, et son menton venait parfois s'y frotter. On aurait dit un psychopathe qui délectait de l'odeur de sa muse... J'ai vu l'éclat de ses dents pointues, avant de les sentir glisser le long de mon visage pour gagner mon cou. Je continuais à me débattre, à le haïr de tout mon être. Pendant ce temps, il avait pris le temps de parler, murmurant parfois, sans être dérangé le moins du monde par mes gesticulations.

- La tristesse et le désespoir allaient si bien à ton visage, la première fois que je t'ai vue... Je t'ai observée, fasciné par tes émotions si vives. La colère... La haine... S'il te plaît, ne pleure pas, continue à avoir ce regard de braise, mon aimée.

J'ai encore cherché à frappé. J'ai crié quand ses crocs se sont planté dans mon cou, une nouvelle fois. Je me suis débattue, mais il s'est rapidement arrêté, a embrassé là où il m'avait mordue à nouveau, et m'a gardée à sa merci encore quelques minutes.

- J'ai hâte que tu deviennes une bonne chasseuse, Kendra. J'ai hâte que tu me traques. Et de voir si ce jour là, tu réussiras vraiment à me tuer comme tu le souhaites, malgré tout ce que j'aurai à t'offrir. Mais je suis un homme généreux : mon vrai nom est Marcus Fawks. Je te souhaite bonne chance pour me retrouver, maintenant... Et si tu traines trop, je reviendrai me rappeler à ton bon souvenir, mon aimée...

Et d'un seul coup, la pièce était vide, j'étais libre. Comme si tout cela n'avait été qu'un terrible cauchemar, une hallucination due au vin. J'avais le souffle court, et la tête me tournait. Je me suis évanouie jusqu'au petit matin, où j'ai finalement été trouvée et emmenée à l'hôpital. Et une fois sur pieds, la traque a commencé... J'ai fait des recherches. Je me suis équipée en conséquence, j'ai voyagé pour tenter de semer Marcus - mais je sentais sa présence, de temps en temps, et chaque fois que je le cherchais, il disparaissait. Ce jeu du chat était pénible pour mes nerfs, mais je ne craquais pas. J'adaptais mon rythme de vie afin de dormir le jour et vivre la nuit. Je fabriquais des pieux en bois de chêne, puis j'ai aussi fait fabriqué un support solide afin d'avoir une meilleure prise. Je me suis équipée d'une arbalète, et de nombreuses armes, que je rangeais dans ma camionnette. J'entreposais des tas de choses que la littérature et les ouvrages plus "sérieux" sur les mythes et légendes préconisaient contre les vampires.

Une fois, je suis tombée sur l'un d'eux. Oooh, le pauvre était tout jeune, sans doute, mais il a été très coopératif. Contre son gré, bien entendu, mais j'ai vérifié l'efficacité de tout ce que je possédais. Et Remi-san, le cercueil d'argent, m'a permis de me délecter de la mort lente, et atrocement douloureuse, que je réservais à Marcus. Aujourd'hui, je continue à le traquer. Je l'aurai. Je suis repartie à Aspen, un endroit qu'il semblait affectionner. J'ignore encore tout de lui. Qui il est. Qui il a été. Et pire que tout, je ne sais même pas à quoi il ressemble. Mais une chose est sure : je le saurai, quand je le rencontrerai. Je saurai que c'est lui. Et je jour là...




Allez encore quelques petites questions?




[i]Le principe est simple, ici il vous suffit de répondre du tac au tac le première chose qui vient à l'esprit de votre personnage...

¤ Mer ou Montagne? Mer
¤ Les enfants c'est ... Un rêve brisé
¤ Quelle couleur? Noir
¤ Un moyen de locomotion? Voiture tout terrain
¤ Une arme? Plusieurs armes. Mais s'il ne devait il n'y en avoir qu'une, ce serait un pieu en argent.
¤ Le courage c'est Une drogue nécessaire au début.
¤ Bien ou mal? Vengeance
¤ La gentillesse, la compassion c'est Pas pour moi
¤ Sucré ou salé? Salé.
¤ La hiérarchie pour toi c'est A respecter. Et à éviter.
¤ Fidèle ou infidèle? Fidèle à mon but. A mon époux, aussi, mais surtout à ma tendre maîtresse - la vengeance, encore elle...
¤ La rancune pour toi c'est Ma drogue quotidienne.
¤ Hommes ou femmes? Hommes
¤ Le sexe pour toi c'est Quelque chose dont je me passe bien volontiers aujourd'hui.
¤ La religion pour toi c'est Une blague, même s'il m'arrive de prier quelques fois. Bien que Dieu finisse par n'être qu'un bouc émissaire.
¤ Plantes ou animaux? Animaux. Fidèles, mais sauvages.
¤ Tension ou passion? Tension.
¤ L’honnêteté c'est... Un bon accessoire, de temps en temps.
¤ Seul ou accompagné? Seule. A jamais.
¤ La confiance pour toi c'est Quelque chose qui doit se mériter.
¤ Le jour ou la nuit? La nuit.
¤ L'amour c'est Un accessoire enfermé dans mon coeur.
¤ Juge, jury ou bourreau? Bourreau. Tortionnaire, même.
¤ Le surnaturel c'est Les vampires. A abattre. Les autres s'il y en a, tant qu'ils ne se mettent pas en travers de mon chemin...
¤ Humain, Loup, Vampire? Vampire... Je le tuerai. Encore et encore.
¤ Le mot de la fin? The End...

Au joueur/A la joueuse de nous parler de lui à présent.

? Prénom ou Pseudo; Alis
? Âge; 30 (j'anticipe un peu :p)
? D'où viens-tu? Du ventre de ma maman ?... Bon, sinon je suis bretonne, tout à l'ouest 8D
? Que penses-tu du forum? Il est trop naze et j'y connais des gens pas fréquentables : c'est pourquoi je me suis inscrite.
? Que penses-tu du design ? En tout honnêteté, la multiplication d'ascenseurs me gêne >< Et le code de la fiche est parfois un peu "fouillis" - j'imagine que pour une personne qui n'y connait pas grand chose, ça doit être difficile de s'y retrouver, stout...
? Comment as-tu atterri ici? D'abord en explorant la toile, puis je me suis décidée lors d'un partenariat + par les deux personnes fort peu fréquentables déjà évoquées plus haut.
? Double compte?On va commencer par un premier...
? Votre avatar? ...
? Briggs et moi? Jamais lue...
? Autre chose à ajouter? Un peu de chocolat ? Ou du thé. Ou les deux, c'est mieux.
? As-tu signé le règlement ?
Spoiler:

Je signe ici ? *fait une grosse tâche d'encre et l'étale en un gribouillis*
? Que faire de moi?
Spoiler:

(Mais doucement quand même, hein...)
? Voulez-vous être parrainé? Pourquoi pas ?
? LE CODE DU REGLEMENT;
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MessageSujet: [Fiche] Chase Benett   Sam 31 Aoû - 16:30

Chase Benett


"If something in your life don't work, kick its ass."




♦ Nom; Benett
♦ Prénoms; Chase, Kelly Samantha
♦ Age; 34 ans
♦ Lieu & Date de naissance; Carrolton, Texas, le 09 Aout 1978
♦ Etat Civil; Célibataire
♦ Groupe souhaité; Humains
♦ Etude(s) ou Profession; Police fédérale, aspirante au poste de Sheriff
♦ Ascendance/Descendance; Fille unique de Mary (née Launge) et Sean Benett. Sa grande soeur, Kelly, est morte à la naissance. Ses parents sont toujours vivants et mariés et vivent dans un lotissement résidentiel de Carrolton. Elle entretient d'excellents rapports avec sa famille, parents ou grands parents.
♦ Ambitions; Chase s'est engagée dans la police par tradition familiale, tout simplement. L'ambiance lui convient et elle se plait dans le métier. Elle a donc bien l'intention de continuer dans cette voie, et monter les échelons dans les forces de l'ordres. Evidemment, l'argent est une de ses motivations, mais elle craint surtout l'ennui.



Si tu devais te décrire tu dirais...


▌ PHYSIQUE;

₪ Taille: 1m82
₪ Poids: 64 kg
₪ Couleur et longueur des cheveux: longs (jusqu'au haut du dos), allant du blond au châtain foncé suivant la saison. Il n'est pas rare de la voir teinte en rousse, couleur de cheveux qu'elle aurait aimé avoir. Ses cheveux sont rarement bien coiffés. quand ils le sont, c'est qu'elle a quelque chose derrière la tête.
₪ Couleur de peau: blanche
₪ Couleur des yeux: verts clair ou carrément vert gris selon la lumière
₪ Style vestimentaire: ça dépend de son humeur, de ses fréquentations, de la mode, et du contexte. Elle n'aime pas les uniformes.
₪ Autre chose à nous faire savoir: C'est une femme mûre aux formes ravissantes, même si très souvent elle fait preuve d'un manque total de féminité. Elle est néanmoins très charmante.


▌ SIGNES PARTICULIERS;
₪ Allergie(s): Elle dit être allergique à la craie, mais ça n'a pas vraiment été vérifié.
₪ Tatouages(s): Pas encore.
₪ Cicatrice(s): Non, et elle essaye bien de ne pas en avoir.
₪ Opération(s): Bah, pourquoi faire?
₪ Maladie(s): Elle va sûrement avoir du mal à s'adapter aux 20° moyens même l'été du Montana, mais après quelques rhumes, elle va s'habituer.
₪ Piercing(s): Elle aimerait bien mais n'a jamais osé.
₪ Autre(s): ...


▌ CARACTÈRE;

• Sociable: elle n'a aucun mal à aller vers les autres, à prendre l'initiative de commencer un dialogue. Cependant, elle devient vite "grande gueule" même avec les personnes qu'elle connaît depuis peu.
• Franche: Le mensonge, c'est pas son truc. mais attention, elle n'hésitera pas à vous faire remarquer que votre tenue ne lui plaît pas ou que vous sentez mauvais. Et devant tout le monde, en plus.
• Rêveuse: Elle peut faire preuve de pas mal d'imagination, en particulier lors de contacts avec les enfants, avec qui elle adore parler. Entrer dans leur monde est pour elle une facilité et un plaisir.
• Ouverte: Même si sa famille est assez "traditionnelle", elle n'a pas été élevée dans une optique d'intolérance. Les nouveaux concepts vont plus l'amuser que l'énerver, elle est toujours réceptive à de nouvelles influences.
• Loyale: Elle ne s'attache pas facilement, mais lorsqu'elle le fait, c'est pour la vie. Ses amis sont comme sa famille, même si elle les sélectionne avec soin. De plus, elle respecte son métier et suit les ordres, non sans râler, mais "presque" à la lettre.
• Courageuse: Dans les limites du possible, évidemment. Les risques de son métier lui ont appris à ne pas s'effrayer pour rien. Mais si elle croise la route d'une créature inconnue et terrifiante, qui sait si son courage ne faillirait pas?
• Drôle: Bon, là ça dépend de votre type d'humour. Elle aime l'humour noir, et les plaisanteries vulgaires.
• Persévérante: "Il n'y a pas de problèmes, y' a que des solutions". C'est sa devise. Si elle est motivée, les obstacles ne seront que des contretemps pour elle. Mais bon, faut qu'elle soit motivée...

• Flemmarde: et oui, elle aime les longues journées à rêvasser dans son bureau. Elle en profite parce qu'elle sait que ça ne va pas durer. Sans son travail, elle s’ennuierait. Mais elle sait qu'elle doit déguster son donut au chocolat avec soin, parce que, généralement, ça ne dure pas. Et quand l'heure de quitter son café arrive, c'est avec longs soupirs, injures parfois, nonchalance, Qu'elle se lève lentement pour se diriger vers la porte de sortie.
• Vulgaire: Dans ses plaisanteries, sa façon de parler... Ses pensées sont même très souvent pleine de vulgarités. Et puis, en amours, la grossièreté est souvent de mise.
• Profiteuse: Il lui arrive de faire des petites crasses sur le dos des gens qui pour elle ne sont pas importants. Rien de grave, mais que ce soit d'emprunter outre mesure de l'argent à ses collègues pour la machine à café, ou pour "réquisitionner" le véhicule de service pour faire ses courses, elle est profiteuse.
• Sans gêne: Elle parle sans réfléchir, parfois elle blesse des personnes sans forcément le vouloir. Elle a aussi de sérieux problèmes de politesse et d'étiquette.
• Cassante: Épater la galerie avec quelques bonnes répliques bien placées, c'est un grand défaut de Chase. Mais elle trouve ça "classe". Elle sait qu'elle est parfois même insultante ou humiliante, mais elle ne peut pas s'en empêcher.
• Violente: Si elle a un problème, elle utilisera souvent la violence comme première solution. Mais ça ne veut pas dire qu'elle agit sans réfléchir. Elle sait évaluer une situation.
• Vantarde: Elle aime se mettre au devant de la scène, épater les gens. Elle s'imagine que plus elle se mettra en valeur, plus elle gagnera le respect de ceux qui la regardent.
• Bordélique: Son bureau ou son appartement, même ses cheveux, rien n'échappe à la règle. Elle a la flemme de ranger, donc ça reste au milieu. Elle se dit que le jour où elle aura une personne pour partager sa vie, ben elle rangera. Mais elle ment.


Et sinon? Tu as des choses intéressantes à nous raconter sur toi?




D'où viens-tu? Où et comment as-tu grandis? Des choses marquantes durant ton enfance?


Carrolton - 09 aout 1986 - Maison des Benett, salle à manger:

-"Maman..."
-"Oui, Chase trésor?"
La petite Chase Benett agitait frénétiquement un livre d'images sous le nez de sa mère. Sa petite robe bleue était complètement tachée de boue, comme une bonne partie de son visage. Elle avait l'air très excitée.
-"Dis, c'est où, le Gévaudan?"
Mary Benett soupira. Elle était en train de touiller du jaune d'oeuf pour le gâteau d'anniversaire. Elle se tourna en souriant vers sa fille.
-"C'est en France, trésor."
Voyant sa fille se rasseoir sur la table de la cuisine et se replonger dans son livre, elle sourit à nouveau. Cette enfant était curieuse, en plus d'être super-active. Elle redoutait les années d’adolescence. Ça n'allait pas être facile. Mais au fond, une fois ce cap passé, sa fille deviendrait une femme accomplie. Et il sera temps de la laisser partir... Elle chassa vite ces idées de sa tête, et se tourna à nouveau vers la petite Chase.
-"Il te plaît, ce livre?"
La gamine sourit de toutes ses dents, agitant les bras.
-"Vraiment! C'est une histoire de loups. Pis alors, y'a un type vach'ment courageux, il ÉCLATE la tête du loup. Avec un fusil! BLAM BLAM BLAM...!"
Mary Benett secoua la tête, renversant au passage un peu d'oeuf sur la table. Mais quelle maladroite... Pas fichue de préparer un gâteau sans faire une conn...
-"Hey hey! Comment va ma petite chasseuse de louuups?"
Elle sourit. la voix grave et chaleureuse de son mari, Sean. Enfin, il allait prendre le relais pour la gamine. Et elle allait pouvoir préparer ce gâteau tranquille. Chase était d'ailleurs visiblement très enchantée de voir son père. Elle entreprit immédiatement de le "viser" en mimant un fusil.
-"BLAM BLAM BLAM!"
Sean rit aux éclats. Elle avait épousé un homme joueur. C'était d’ailleurs lui qui avait insisté pour avoir Chase. Elle, n'avait pu qu'accepter. Et après réflexion, elle avait bien fait. Elle ajouta la farine au mélange, qui se fit plus solide.
-"Alors, ce loup, ma puce? Tu vas pas en tuer beaucoup, si tu tiens un fusil comme ça, tu sais."
-"Papa, apprend moi à tirer avec ton flingue!"
Mary soupira une fois encore. Elle veut être flic, comme son père. Elle n'avait rien contre les flics, au contraire. mais une femme, flic... Non, une nouvelle époque, une nouvelle génération... elle s'y ferait. Elle ajouta un peu de lait, méthodiquement.
-"Quand tu seras grande."
-"C'est injust-euh! Les parents, ils disent toujours ça, puis nous on se fait arnaquer."
-"Bon, et alors toi tu es ce chasseur, là?"
Elle mit le chocolat à fondre dans une petite casserole. Pourquoi s'inquiéter? Chase avait des amis, une vie sociale tout à fait normale, et surtout des résultats très corrects. Elle aurait sûrement les mêmes jusqu'au collège, au moins. Puis, l'adolescence. Non, ça se passerait bien. Elle ferait tout pour. L’enfance se passe à merveille. alors?...
-"C'est pas un chasseur comme les autres, papa. C'est JEAN CHASTEL. Le gars il a carrément des mitraillettes, quoi!"
-"Impossible, c'est la renaissance, ton truc..."
-"Mais SI! Puis de toute façon, quand je le verrais, il m'en filera une. ET OUAIS!"
Mary se retourna pour sourire à sa fille.
-"Trésor, les loups garous, ça n'existe pas. Et ce chasseur est mort depuis longtemps... Va plutôt mettre la table."
-"Allez, gamine... écoute ta mère. Mais franchement, Mary, on sait jamais sur qui on peut tomber. Chase, quand tu le verras, tu lui diras bonjour de ma part, à ton Jean Chastel! Haha!"
Mary mit le chocolat dans me plat, et mélangea.

Comment c'est passé ton adolescence? La puberté et tous ses changements? La libido qui se réveille? La naissance et/ou la découverte de ce que tu es, si c'est le cas? Étais-tu un ado difficile? Croquais-tu la vie à pleine dent? Et la sexualité dans tout ça? Tes rapports avec l'autre sexe? ...


Carrolton - 15 Septembre 1995 - Maison des Benett, bureau de Mr. Benett:

Sean Benett était un homme stressé. Il jouait nerveusement avec son petit stylo fétiche. Il sourit à cette idée. Tous les fonctionnaires de polices avaient un stylo fétiche. Puis quand ils le perdaient, ils en choisissaient un autre. Idée con, au final, cette histoire de stylo fétiche. Il entendait les voix féminines s'élevant de la pièce d'à côté. Sa fille de 17 ans était en train de se faire sérieusement engueuler. Lui, il pouvait pas participer à cette engueulade. Il avait du boulot, quoi. Il se félicitait d'avoir du boulot. Sa femme était pas du genre à le laisser esquiver les emmerdes familiales sans une bonne raison. Les voix ne s'arrêtaient pas.
-"Tu crois que je suis fière, moi, de voir ma fille dans ce genre de relations?!"
-"Tu dis nawak, 'man! D'toute façon t'as toujours dit de la merde! J'en ai rien à foutre de ton avis, je l'aime!"
-"Non mais je rêve! Tu l’aimes..! Tu veux savoir la vérité? Tu fais ça pour me provoquer, c'est tout!"
-"Ouais ben tu sais quoi? J'me casse! J'en ai plus rien à foutre de vous d'toute façon! Vous pigez rien à c'que je ressens, vous vous en foutez carrément!"
-"Oh ben vas y, casse toi, tiens! Vas te confronter au monde extérieur, ça te fera du bien!"
Il s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Bah, ces trois dernières années, partir de la maison était devenu le sport favori de sa fille. Pour des histoires de scooters, de fugues, de fêtes, et puis... de garçons. Ben oui, sa fille voyait des garçons. Au fond, où était le problème? C'est de son âge. Pourquoi sa femme, s'obstinait à vouloir contrôler sa vie amoureuse? Chase était bientôt majeure, elle avait sa propre voiture et passerait bientôt son concours pour entrer dans la police. Un bout de femme, sa fille. Alors les garçons, ben fallait bien que ça vienne un jour, il le savait. Alors oui, peut-être qu'elle ferait mieux de les choisir correctement, les garçons. Le dernier, il avait dû lui-même lui passer les menottes pour recel de drogues, et détournement de mineur. Bah... C'était quoi le problème, là déjà? Ah, oui. c'est que cette fois, c'était PAS un garçon.
-"Mais enfin qu'est-ce qui te prend, Chase?! Tu trouves ça normal? Tu te trouves normale, hein?! Tu trouves ça bien, de sortir avec les types les plus crétins et truands de la ville? Et maintenant cette... cette... T'as de sérieux problèmes, Chase!"
-"Sarah et moi, on est amies depuis le primaire! J'vois pas le problème tu vois? Allô! On est plus à la préhistoire, 'man! Ton avis de vieille pie conservatrice, tout le monde s'en branle!"
Bah... Il allait peut-être devoir se lever, après tout. Aller gueuler un bon coup dans le tas, disant d'un côté qu'on ne parle pas comme ça à sa mère, et de l'autre que merde, on aime qui on veut, et que pour une fois, c'était pas un grouillot pervers et criminel, alors, bordel de dieu, etc... Fatiguant, mais nécessaire. Mais Mary, elle aime les choses bien rangées, les choses qui correspondent à des moules plus ou moins définis. Alors la gamine gothique et (faut croire) lesbienne, c'est sur que ça passe pas. Il alluma une cigarette. Quelques minutes encore. Les bulletins de la gamine sont pas mal, puis elle a fait des stages dans le milieu de la police, et elle a bien aimé. En principe, son avenir était ok du point de vue professionnel. C'était ça, son rôle. Après, comment Chase réglerait sa vie, il voyait pas pourquoi il s'en mêlerait. Puis Sarah, c'était une gentille fille. Finalement, il se leva, ouvrit la porte de son bureau, et sortit sans refermer la pièce.

Parlons un peu de ta vie d'adulte à présent? As-tu fais des études? As-tu une profession? Si oui pourquoi ce choix ? As-tu connu des tournants dans ton existence?


Carrolton – 04 Février 2003 – Commissariat de Police Fédérale du 4° arrondissement, salle commune de travail :

Suzann manipulait avec soin les formulaires qu’elle venait de recevoir. Elle les mit doucement dans une enveloppe brune, qu’elle ne referma pas. Après quoi elle fit pivoter son siège afin d’être à nouveau en face de son écran d’ordinateur. Elle parcourut la liste des suspects en rêvassant, regardant vaguement l’écran, sans vraiment lire quoi que ce soit. Elle passa un doigt sous son œil. Encore une fois, elle avait de gros cernes. Elle farfouilla dans une petite trousse noire et en sortit un miroir. Elle se regarda dedans. Ses cheveux mi-longs bruns tombaient sur son visage en petites mèches sexy. Coiffure : ok. Ses lèvres parfaites étaient rendues un peu plus pulpeuses par un rouge à lèvre discret mais présent. Lèvres : ok. Bon, les yeux, c’était un désastre. Elle ouvrit la boîte à far et s’empara du pinceau, et entreprit de masquer les cernes horribles qui faisaient des poches sous ses yeux verts. Yeux : ok. Elle s’admira un moment encore dans son petit miroir. Pas étonnant qu’elle ait autant de succès, avec un visage pare…
-« Officier Gordon ! Café, donut, direct dans mon bureau, tu seras gentille ! »
Elle sourit. La voix caractéristique de sa « supérieure », Mrs Benett. Elle se leva, et se dirigea vers la machine à café. Lieutenant Benett… La flic la plus originale (mais pas la plus efficace) du quartier. Elle était pas nouvelle dans le service, apparemment ça faisait pas mal de temps qu’elle poireautait pour monter en grade. Puis là, son nouveau grade de Lieutenant, elle en était contente. Et encore, le Sheriff faisait de plus en plus d’allusions à une éventuelle augmentation. Suzann se demandait comment c’était possible de monter en grade si rapidement. Pas en se baffrant de donuts et en arrêtant les gens à grand coups de flingue, en toute logique, mais… Elle saisit la cafetière et versa du café dans un verre de plastique. Elle prit ensuite un donut dans un des petits sachets posés à côté. Elle se dirigea enfin vers l’autre bout de la pièce. Arrivée devant la porte du bureau où était marqué en lettres noires « Lieutenant Chase K. S. Benett », elle toqua discrètement.
-« Entre. »
Elle sourit à nouveau, et entra. Chase était assise à son fauteuil, faisant semblant de travailler sur son ordinateur. Son large bureau était complètement rempli de papiers, sachets vides de nourriture, munitions de révolver, et autres cochonneries. Un bordel monstre, quoi. Elle sourit en apercevant le petit cadre à côté de l’ordinateur du lieutenant, dans lequel était soigneusement posée sous verre une photo de Chuck Norris en tenue de Ranger, prenant une pose héroïque. Chase leva un regard interrogateur vers elle. Elle se pencha vers elle pour lui donner ses friandises, et demanda d’un air doucereux.
-« Il vous faut autre chose, Mrs Benett ? »
Chase sourit.
-« Ca se pourrait… »
Suzann eut juste le temps de poser le café sur le bureau, avant de se faire enlacer par Chase. Elle l’embrassa langoureusement pendant un instant, après quoi Mrs Benett commença à lui frotter doucement la cuisse. Elle lui mit une tape sur la main. Irréparable, cette Chase !
-« Attends ce soir. On va pas faire ça ici ! »
La blonde fit la moue.
-« Mais… ! Tu avais justement mis tes collants noirs. »
Suzann sourit, et s’éloigna en un déhanché des plus adorables. Sa supérieure était folle d’elle, ça se voyait. Elle adressa à sa petite amie un dernier sourire tendancieux avant de refermer la porte derrière elle, un air amusé sur le visage. Nouveau, mais sympa, cette relation. Etrange, aussi. Mais surtout… pratique. Elle allait s’asseoir à son bureau quand Mr Ness, l’inspecteur, l’appela du bout de la salle. Elle grogna et se dirigea vers lui, ses talons claquant sur le sol. Elle se planta à quelques mètres de lui, croisant les bras. Ce vieux blaireau allait probablement encore lui poser des questions sur sa « supérieure ». Elle était fatiguée de ça, et il l’avait remarqué. C’était un mec moche, mais pas abruti. Mais bon, aucune chance qu’il ait découvert son truc. Ouais, aucune.
-« Quoi, Inspecteur ? »
L’homme hésita.
-« Je me demandais, si… Mrs Benett… »
-« Quoi ? Si elle a une famille qui l’aime ? Oui. Si elle est normale ? Oui. Si elle a eu des difficultés dans la vie du genre « traumatisantes » ? Non. Alors, Inspecteur, qu’est-ce que je peux faire pour vous, une bonne fois pour toutes ? »
Elle haussait le ton sans même sans rendre compte. L’homme grogna.
-« Je vous conseille de prendre un autre ton avec moi, Officier Gordon. Ce sera tout. Retournez bosser. Oh, et je vous refile l’affaire Malang. »
Quoi ?... Mais, le sale petit enfoiré ! Il avait pas plus barbant ? Pfff… Elle tourna les talons sans même lui répondre. Il devait déjà sourire comme un gland, tout en sachant pertinemment qu’elle avait largement esquivé ses questions. Elle s’assit sur son fauteuil, et sortit un petit calepin pour commencer à travailler. Elle l’ouvrit et le feuilleta. Elle bloqua sur une petite note écrite au crayon à papier par son patron, lui indiquant la prochaine cible gênante à éliminer au sein du commissariat. Elle se mit à la gommer avant que des regards indiscrets ne se mettent à lui poser trop de questions.

Venons-en à Aspen Creek à présent? Qu'est-ce qui t'amène ici, si tu n'y as pas grandis? Quel rôle y joues-tu? Pourquoi Aspen Creek a-t-elle besoin de toi? Qu'attends-tu des prochains mois?


Carrolton – 03 Jullet 2012 – Commissariat de Police Fédérale du 4° arrondissement, bureau du capitaine Chase Benett:

Le chef de police de Carrolton nettoyait tranquillement son étoile dorée. Elle reluisait, c’était parfait. Il se décida à toquer à la porte.
-« Entrez… »
Il sourit, et tourna la poignée. Il entra dans la pièce. Une forte odeur de poulet frit se présenta à ses narines. Il regarda au fond de la pièce, derrière l’amoncellement d’objets présents sur le bureau. Une jeune femme blonde/rousse se tenait en équilibre sur sa chaise, regardant vaguement sur son écran d’ordinateur.
-« M’oui ? Vous êtes qui ? »
Elle ne l’avait même pas regardé en posant cette question. Amusant. Il s’éclaircit la gorge, et se tint bien droit, mettant ses mains derrière son dos.
-« Je suis le Chef de la police de Carrolton. Le Marshall, quoi. »
La jeune fille s’étrangla, et tomba de sa chaise dans un fracas assez comique. Il sourit à nouveau dans sa barbiche grise.
-« Vous êtes bien Mrs Benett ? »
La jeune fille se releva et réapparut derrière le bureau. Elle se pressa d’amener un autre fauteuil juste devant lui.
-« Excusez-moi, monsieur… Je vous en prie, asseyez-vous ! Je suis désolée, je n’ai pas eu le temps de faire le ménage… »
Elle se pressa de retourner s’asseoir derrière son bureau, rangeant au hasard les objets l’encombrant dans les tiroirs.
-« Inutile de vous excuser. Ce ne sera bientôt plus votre bureau. »
Mrs Benett parut affolée et pâlit largement. C’était évidemment l’effet voulu. Le Marshall aimait beaucoup les plaisanteries.
-« Je… non, je ne suis pas… Vous allez me virer ?! »
Le chef de la police se mit à rire.
-« Ha ha ha ! Non… non, vous le mériteriez pour avoir couché pendant deux ans avec un des meilleurs agents infiltrés de la mafia texane sans suspecter la moindre chose, et, de l’avoir finalement laissée filer par amour. »
-« Monsieur, c'est-à-dire que… »
-« Non non non, Mrs Benett, je ne suis pas venu vous parler d’expulsion mais bien au contraire de montée en grade. »
La jeune rouquine parut encore plus étonnée que précédemment. Décidément, il aimait aussi bien les surprises que les plaisanteries.
-« M… Merci monsieur, mais… »
Oui, il aimait les surprises. Il entreprit à nouveau de lustrer sa petite étoile dorée.
-« Ne vous réjouissez pas trop vite, Mrs Benett. On vous envoie dans le Montana. Et inutile de protester, la décision vient de plus haut. Je ne peux rien y faire. Enfin, je vous aurais choisie vous de toute façon. »
La jeune capitaine venait de se prendre trois bonnes claques dans la figure. Il aimait rigoler, le Marshall. Il se leva de sa chaise.
-« Faites vos bagages. Vous serez la personne la plus hautement gradée sur place. C’est une chance, car ils n’ont pas de Sheriff, depuis que le dernier est.. disparu. »
-« Disparu ?! Comment ça ? »
-« Et bien c’est une région agitée, et une personne de votre « tempérament » sera certainement davantage à l’aise là bas qu’en ville. »
-« Mais monsieur, je… »
-« Je répète : inutile de vous plaindre, ça vient de plus haut. Et, comme ils n’ont pas de Sheriff, vous pourrez tenter de vous faire élire par la population. »
-« Monsieur, vraiment je… »
-« Hey, gamine, tu sais combien ça gagne, un Sheriff, avant de refuser ? »
La jeune rousse resta un moment silencieuse. Il sourit, en s’éloignant.
-« Bon. Vous commencez en fin septembre, et vous aurez un logement de fonction. Je vous recontacte. »
Il ouvrit la porte.
-« Bye, Mrs Benett. Bon séjour dans le Montana ! »
Il referma la porte derrière lui. Ah… Marshall, ça c’était un métier. Il se dirigea vers la machine à café.

D'autres choses à nous faire savoir ? Sur tes capacités? Sur ta vie? Sur ton environnement? Un secret peut-être que nul n'est censé connaître?


Maudite bagnole ! Je savais que j’aurais dû prendre le 4x4. Ces berlines, c’est vraiment de la merde ! Un peu de pluie et de boue, et ça peut plus avancer. Bon, okay, j’aurais peut-être pu ne pas passer dans le décor. Okay, je l’admet. Et cette pluie qui en finit pas. On est dans le Texas, oui ou merde ? Il est où, le SOLEIL hein ?! Pfff. Tiens, je vais me mettre un peu de country en attendant la dépanneuse. Ouais, ça va m’détendre…. … Bon… plus qu’à attendre. De toute façon, j’suis mieux au sec que dans ce foutu t… Hein ? Un mec toque à la vitre. Réflexe, je saisis mon automatique. Mon arme, quoi. J’ouvre à moitié la fenêtre. Le mec est encapuchonné, je vois pas son visage. J’vais lui demander, on sait jamais.
-« Hey, j’peux faire quelque chose pour toi ? »
Pas de réponse. Un fou, ou un clodo. Il prend un truc dans sa veste. Merde, ce con prépare un truc ! Je lui braque mon flingue dessus.
-« Tente rien de stupide ! »
Je suis peut-être parano, oui. Mais on est jamais trop prudente, une nuit de pluie au milieu de nulle part. Le mec lève les bras. Il a un flingue argenté dans la main. J’arrive pas à voir ce que c’est comme flingue. Il le prend par le canon, et me le tend. Il le pose sur le siège passager.
-« Garde le. Tu en auras besoin. »
-« Hein ? »
Non mais sérieusement, c’est quoi ce mec ? Une voix bizarre, en plus. Il s’éloigne déjà. Je referme la fenêtre, un peu flippée. Je regarde l’arme. Un Desert Eagle . 50, gravé d’un loup sur le manche, et d’un serpent sur le canon. Magnifique. J’ouvre le chargeur. Déchargé. Mmh…

(Pour le personnage qui donne l’arme à Chase, pour ce que l’arme signifie, je laisse le droit – et pas l’obligation évidemment – aux joueurs ou PNJ de se l’approprier s’ils le souhaitent par mp, pour l’intrigue ^^ si ça intéresse quelqu’un!)


Allez encore quelques petites questions?





¤ Mer ou Montagne? Aucun. La plaine.
¤ Les enfants c'est La chance de vivre un rêve à nouveau.
¤ Quelle couleur? Brun.
¤ Un moyen de locomotion? Land Rover Defender 1991. C'est le must.
¤ Une arme? Desert Eagle.50
¤ Le courage c'est Une épreuve.
¤ Bien ou mal? Bien.
¤ La gentillesse, la compassion c'est Obligatoire.
¤ Sucré ou salé? Salé!
¤ La hiérarchie pour toi c'est A respecter. Personne ne veut d'un monde anarchique. Pas vraiment.
¤ Fidèle ou infidèle? On est toujours fidèle.
¤ La rancune pour toi c'est une source de force.
¤ Hommes ou femmes? Femmes. Les hommes, au final... ça craint.
¤ Le sexe pour toi c'est Un acte passionné et merveilleux. Ou bien une tranche de plaisir rapide. ça dépend.
¤ La religion pour toi c'est Marrant.
¤ Plantes ou animaux? Plantes.
¤ Tension ou passion? La tension vient avec la passion.
¤ L’honnêteté c'est... Franchement, souvent surévalué.
¤ Seul ou accompagné? Accompagnée.
¤ La confiance pour toi c'est Superbe.
¤ Le jour ou la nuit? La nuit. Les couleurs en ville sont plus belles.
¤ L'amour c'est Déroutant, excitant, enivrant... chiant parfois.
¤ Juge, jury ou bourreau? Les trois, depuis le moment où je vise, jusqu'au moment où je tire.
¤ Le surnaturel c'est Le rêve. C'est super.
¤ Humain, Loup, Vampire? Humain. C'est plus naturel.
¤ Le mot de la fin? Hein?



₪ Prénom ou Pseudo; Kalpita, Kal, ou... Krovamour pour certains.
₪ Âge; 21
₪ D'où viens-tu?; Lozère (oui, oui, à côté du Gévaudan :p )
₪ Que penses-tu du forum? Très alléchant, j'attend d'en découvrir plus.
₪ Que penses-tu du design ? Attirant, soigné, et informatif. Joli dans son ensemble.
₪ Comment as-tu atterri ici? Grâce aux conseils d'une super amie (Riheb Achour Tani)
₪ Double compte? (cf.règlement)Non
₪ Votre avatar? Keira Knightley
₪ Briggs et moi? Connais pas, mais pourquoi pas découvrir?
₪ Autre chose à ajouter? Ouais: j'aime tout le monde j'vous aime vous. Oui, oui. Courage.
₪ As-tu signé le règlement ? Yep
Spoiler:


₪ PNJ? J'accepte, j'encourage même!
Spoiler:


₪ Que faire de moi?
Spoiler:


₪ Voulez-vous être parrainé? Oui! vraiment, oui.
₪ LE CODE DU REGLEMENT;
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MessageSujet: [Fiche] Adelia Jones-Lawkwood   Sam 31 Aoû - 16:32

Adelia Jones


Un sourire est déjà une victoire sur l'adversité




♦ Nom; Jones-Lawkwood
♦ Prénoms; Adelia
♦ Age; 31 ans
♦ Lieu & Date de naissance; New York, 10 Juillet 1981
♦ Etat Civil; Célibataire
♦ Groupe souhaité; Witches (Wicca)
♦ Etude(s) ou Profession; Enseignante
♦ Ascendance/Descendance; Pas (encore) de descendance, parents décédés
♦ Vos pouvoirs; Pratique de la magie blanche et de la magie rouge.
♦ Ambitions; Étendre le champ de mes connaissances...



About Adelia.


▌ PHYSIQUE;

Adelia est une petite femme, sans doutes un tempérament hérité de sa mère d'origine chinoise, son père américain flirtant avec le mètre quatre-vingt. Ses traits sont doux et harmonieux, et la rajeunissent étonnamment. Ses yeux en amande sont rehaussés de grandes pupilles d'un vert tendre. Souriante par nature, elle s'éclaire facilement et offre une image expressive calme et bienveillante. En prolongement d'un visage agréable, elle est pourvue d'un corps assez menu, bien proportionné, quoique peu entraîné aux efforts physiques rudes. Étant plutôt cérébrale son entretien physique laisse un peu à désirer. Cette négligence ne lui enlève rien, sinon la force nécessaire à des travaux physiques supérieurs au transport de ses livres.
Une des particularités physique d'Adelia est de ne pas marquer son âge. Ainsi, ses traits conjugués à son petit gabarit la rendent souvent impossible à situer dans le temps ou la font passer pour bien plus jeune qu'elle n'est. Il lui arrive d'en jouer, mais la plupart du temps, cette caractéristique la dessert plus qu'autre chose.

₪Taille: 1m60
₪ Poids: 49 kgs
₪ Couleur et longueur des cheveux: Longs aux épaules bruns auburns
₪ Couleur de peau: blanche
₪ Couleur des yeux: verts
₪ Style vestimentaire: classique
₪ Autre chose à nous faire savoir: Métisse sino-américaine


▌ SIGNES PARTICULIERS;
₪ Allergie(s): Non
₪ Tatouages(s): Un triskell au creux des hanches
₪ Cicatrice(s): /
₪ Opération(s): Appendicite
₪ Maladie(s): Non
₪ Piercing(s): Non
₪ Autre(s): ...


▌ CARACTÈRE;

Adelia est une jeune femme d'un naturel positif et optimiste. Elle va de l'avant et montre une tendance altruiste voir philanthrope. Paradoxalement, elle est assez secrète et solitaire. Elle a tendance à prendre beaucoup de choses sur ses épaules, parfois plus qu'elle ne peut en porter. Sa passion reste la recherche de connaissance, pour elle, mais aussi pour les autres, et elle partage avec plaisir l'étendue de ses acquis dans son emploi d'enseignante. Érudite et un peu étourdie, il n'est pas rare qu'elle perde ses repères avec la réalité lorsqu'elle évolue dans ses travaux. C'est une jeune femme entière, marquée par la vie, qui parfois malgré sa gentillesse peut révéler quelques traits durs, occasionnellement acerbes. Au fil des épreuves, elle a apprit à devenir méfiante, frisant quelquefois la paranoïa et n'accorde pas facilement sa confiance. Cela ne l'empêche pas de présenter une nature amicale et plutôt avenante à ses élèves comme au reste du monde. Une façade travaillée sur ses qualités pour cacher ses faiblesses.
Artiste et créative, elle a du goût pour l'esthétique et du talent pour faire beaucoup avec peu de choses, même si ces dons-là lui servent peu au quotidien. Elle aime profondément la vie dans tout ses aspects, en dépit de quelques cicatrices morales qui la rendent un peu amère de temps en temps. Le contact de la nature la ressource.

• Qualité: Optimiste
• Qualité: Altruiste voir philanthrope
• Qualité: Astucieuse, elle cherche souvent plus d'un angle d'étude
• Qualité: Vive d'esprit, elle retient facilement et apprend vite
• Qualité: Amicale de nature, elle est d'un abord plutôt facile
• Qualité: Généreuse, elle n"hésitera pas à tendre la main à qui en aura besoin
• Qualité: Elle sait se montrer d'un certain courage face aux évènements
• Qualité: Inventive

• Défaut: Méfiante (voir paranoïaque selon la situation), elle se braque facilement
• Défaut: Fière, elle n'aime pas avoir tort
• Défaut: Passionnée, c'est une écorchée qui se blesse d'un rien
• Défaut: Solitaire, elle a besoin de temps pour elle
• Défaut: Fragile, elle de frêle carrure et petite constitution.
• Défaut: Cynique, elle n'hésite pas à lancer quelques piques au besoin.
• Défaut: Quelque peu timide, elle prendra rarement l'initiative d'une rencontre
• Défaut: Dans la lune, elle n'a absolument pas la notion d'orientation


And also...




Prelude for a strange little girl


New York, 25 Septembre 1981,
Foyer Golden Willows

Il y avait assez peu de nourrissons au Golden Willows, le foyer étant plutôt dédié aux enfants de plus de trois ans, mais face à l'urgence, la directrice n'avait pas fait de manières. Miss Meyer fixait la fillette endormie en songeant qu'il ne serait pas difficile de lui trouver une famille... Mais bien triste de savoir ce qu'il était advenu de la sienne..
On savait très peu de choses à propos des Jones. Un couple qui n'avait pas eu de chance, de braves gens au demeurant, mais qui n'avaient pas joué les bonnes cartes.

L'enquête portait surtout sur lui, William Jones, ex PDG d'une grosse entreprise du bâtiment nommée Nilson & Co. A partir du jour où Will avait perdu son emploi, il avait entraîné sa famille dans sa chute, financière et morale.
Elle, s'appelait Meï Wang, une petite femme discrète qui avait fui une Chine totalitaire sans papiers et travaillait comme traductrice tout en se cachant des contrôles. Will l'avait rencontrée deux ans plus tôt alors qu'il cherchait une interprète pour un contrat avec la Chine. Sous le charme, il n'avait pas tardé à la fréquenter, l'amour ayant fait le reste.

Mais il y a de belles histoires qui ne trouvent pas leur dénouement heureux, comme celle des Jones. Le licenciement de Will était tombé comme la foudre, quelques semaines avant la naissance d'Adelia. Désarmés face à la situation, le père de famille fou d'inquiétude pour sa compagne et son enfant à venir, désespéré avait retenté sa chance encore et encore, sans parvenir à retrouver un emploi. Accablé, inquiet et dépassé, il avait fini par sombrer dans un état dépressive lorsque Meï mit Adelia au monde.
Ce fut peu de temps plus tard que l'on perça la clandestinité de la jeune femme.
Il ne fallut que quelques jours aux autorités pour s'emparer de l'affaire. On ne plaisante pas avec la loi. Dans une tentative désespérée fuite, le couple trouva la mort dans un accident de la route. Seule la petite Adelia avait survécu au choc, protégée par le corps de sa mère. Les autorités et la loi l'avaient placée à l’hôpital sur le compte de l’État le temps des soins avant de la remettre à l'hospice publique des Golden Willows, où miss Meyer la contemplait avec une certaine tristesse.
L'avenir ne pourrait qu'être meilleur que son très court passé.

Certes, Miss Meyer n'avait guère le don de divination, mais cette pensée se concrétisa sous les traits d'une femme de tête, belle brune au profil assuré et à la démarche fière. Madame Sylvia Lawkwood.

Sylvia était en demande d'adoption depuis des mois, l'arrivée d'Adelia sonnait comme une providence pour elle. On lui avait accordé le droit à l'adoption de justesse, Ethan Lawkwood, feu son époux ayant trouvé la mort quelques mois plus tôt dans un accident du travail.
Il y avait dans ces providence la rencontre de deux être en recherche l'un de l'autre. Et bien que Sylvia ne fut pas la mère biologique d'Adelia, elle ne lui en offrit pas moins d'amour et d'attention.

Conservatrice et enseignante à l'académie d'Aspen Creek, Sylvia avait transmis tôt à sa fille le goût d'apprendre, et put constater avec plaisir que la petite Adelia ne se faisait pas prier. Enfant fluette et timide, elle peinait à trouver sa place parmi les autres et se réfugiait dans un monde imaginaire.
Comment aurait-elle pu deviner à l'époque que parfois, l'imaginaire s'embrase et prend vie..?

Son premier contact réel avec la magie était venu avec les jeux de l'enfance. Très vite, la petite Adelia comprit que ce qu'elle pouvait faire n'était pas forcément quelque chose accordé à tout les autres enfants, et loin d'en concevoir de l'orgueil prit peur et s'enferma dans la solitude. Dès qu'elle eut une pratique courante de la lecture, les livres devinrent sont univers alors que les autres s'amusaient à l'extérieur. On la trouvait étrange, certains poussaient parfois un peu la moquerie, mais jamais très loin. Non pas par gentillesse, mais par superstition.

Adelia était de notoriété publique une étrange petite fille.

Elle aurait pu en tirer de l'aigreur, ce ne fut pas le cas. Bien qu'isolée et en un sens, crainte, elle grandit fidèle à elle-même, douce calme et souriante, toujours en léger retrait, moins bavarde que les autres, plus discrète. Inquiète de sa différence, elle l'avait repoussée pour ignorer la magie et tenter de devenir quelqu'un de tout à faire ordinaire.

Awake


Derrières les jeunes années s'enchaîna une partie plus délicate, l'adolescence. Les jeux d'enfant avaient peu à peu laissés place aux regards des garçons, aux sorties boutique des filles, les premiers flirts sans conséquence, les premières amours...
Et pour Adelia, ce fut un pesant moment de solitude. Certes, les garçons ne manquaient pas de la regarder, car Dame Nature lui avait tout de même accordé quelques grâces qui ne refusent pas forcément un coup d’œil, mais comprendre les intrigues des jeux amoureux était une autre paire de manches. Elle avait lu sept livres sur le sujet, mais aucun ne lui expliquait quoi faire.
Lorsqu'à l'occasion du bal de printemps de ses quatorze ans, Sean Murray lui fit sa première déclaration, elle prit peur et détala tout simplement. Sylvia la retrouva une heure plus tard pelotonnée sous la couette.

Mais si la timidité allait de paire avec l'inexpérience, elle dut se rendre à l'évidence: si les autres ne la voyaient plus de la même manière, le phénomène était tout à fait réciproque.
Toutefois, les émois amoureux d'Adelia, à l"instar de beaucoup de choses ne suivaient pas forcément les conventions les plus classiques et ce fut la belle et blonde Rebecca Forester qui se vit promulguée au rang de première romance. Une fois encore, sortir des sentiers battus eut tendance à effrayer Adelia qui étouffa ses sentiments et son attirance pour la gent féminine du même coup. Soucieuse de compenser ses différences, Adelia se mit à délaisser un peu ses livres pour sortir avec des groupes de jeunes filles, le suivre dans leurs lèche-vitrines ou s'inviter aux différentes party. Elle était non pas de ceux que l'on évite d'inscrire sur les listes, mais plutôt de ceux que l'on oublie facilement au profit de quelqu'un de plus volubile, exubérant ou de moins complexé. Elle aurait pu passer relativement inaperçue toute sa vie si elle n'avait pas rencontré Jadis.

Jadis. Une nouvelle à Aspen Creek, débarquée en hiver 1999 suite à l'installation de sa famille. Rousse aux yeux noirs pétillants de vitalité, vive et affirmée, Jadis avait fait une entrée triomphale dans le collège et la classe d'Adelia. En quatre jours, elle avait réussi à se faire adopter avec les honneurs et beaucoup de charisme.

Jadis n'aurait pas eu de mal à mettre n'importe qui dans sa poche, mais ce fut sur Adelia que son regard s'arrêta. Peut-être attirée par sa différence? Difficile à dire. Toutefois, Jadis partit littéralement à la conquête de la métisse, et gagna rapidement son amitié. Le contact de cette jeune fille populaire, tellement différente, presque improbable eut l'effet d'un baume sur la jeune solitaire en mal d'intégration, d'autant que Jadis ne manquait jamais de la valoriser. Leur relation gardait un permanent aspect ambigu.

Mais la particularité réelle de Jadis tenait dans son secret, secret que sa proximité avec Adelia lui poussa à lui révéler sous la forme d'une soirée pour le moins étrange.
La jeune fille était entrée dans la demeure des Sanderson sur invitation de Jadis. Personne. Les parents et son petit frère Jessy étaient de sortie. Timidement, Adelia fit quelques pas dans le séjour sombre, se raclant la gorge avant d'appeler d'une petite voix.

- Jadis? Tu es là?

Le silence lui répondit, rapidement entrecoupé par du mouvement et des éclats de voix à l'étage. Il y avait quelque chose de déstabilisant dans cette grande maison noire. Et pour quelle raison Jadis ne lui répondait-elle pas? Intriguée, Adelia arpenta l'escalier pour rejoindre l'étage, puis, suivant un rai de lumière, s'aventura dans le grenier. Ce qu'elle y trouva détermina de manière définitive la suite de son existence.
Jadis se trouvait là, simplement drapée dans une tunique simple, à genoux devant un symbole tracé à la craie à même le parquet, et encadré aux angles de certaines plantes aromatiques, ou de quelques bâtons d'ensen. Le premier réflexe de la métisse fut assez naturellement la frayeur, mais Jadis se releva, contourna le motif complexe et lui prit la main avec un sourire.

- Il fallait que tu vois ça Adelia! Tu sais... On se ressemble toute les deux.

- Que.. Je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu veux dire? A quoi ça rime, tout ça? Tu me fais peur Jadis, si c'est une blague, elle est de très mauvais goût...

Les mains de la rousse encadrèrent le visage délicat de son amie, l'incitant à la regarder dans les yeux.

- Tu ne sais vraiment pas qui tu es? Pourtant, j'ai senti tes pouvoirs, ils vivent en toi, même si tu n'en a pas conscience... Tu es une sorcière, Adelia.

Un petit rire nerveux franchit les lèvres de l'intéressée qui dévisageait Jadis avec incrédulité. Pourtant, la rouquine ne déparait pas de son expression bienveillante mais sérieuse. Un frisson glacé parcourut l'échine de la métisse. Son esprit se rebellait, c'était impossible, la magie, ça n'existait pas! Les sorcières, les fées, les farfadets appartenaient au folklore! Mais si sa conscience bataillait avec cette idée vertigineuse, quelques souvenirs de son enfance lui revinrent, contrecarrant tout refus. Le souvenir de ce jour où, en s'amusant à inventer des formules magiques pour jouer et en répétant ces litanies sans queue ni tête, elle avait vu son chat en peluche faire une petite balade dans les airs. Et ce jour où le jeune Gary l'avait tourmentée tout le long du chemin revenant de l'école et où furieuse elle avait souhaité si fort qu'il se taire et qu'il s'en aille que lorsqu'il avait voulu lui tirer les cheveux, elle avait eut un mouvement de recul... qui avait repoussé Gary sur cinq ou six mètres. Elle revoyait encore le vaurien détaler en hurlant à la sorcière. Et le jour où le chat des Carter lui avait demandé si elle pouvait le faire entrer, le chat lui avait... parlé? Ce genre d'événements, quoiqu'isolés avait encore quelques exemples dans son enfance. Sentant tout le désarroi de son amie, Jadis la prit gentiment par les épaules.

- Je sais, c'est dur à accepter au début, c'est même souvent carrément flippant! Mais si ça peut t'aider, je peux te dire que c'est quelque chose de génial... Et puis je t'aiderai, t'en fais pas. On est pareil... Tiens, regardes...

Jadis fit un petit écart pour saisir un pendentif au centre du symbole à la craie et le tendre à son amie. L'objet rayonnait faiblement, non pas d'un quelconque éclat, mais d'une vibration imperceptible par les cinq sens conventionnels. Adelia faillit le lâcher sur l'effet de la surprise et contempla un moment le sautoir d'argent en forme de cœur. Toujours souriante, Jadis reprit.

-Tu ressens son énergie n'est-ce pas? Je l'ai ensorcelé pour toi. Il te portera chance et te protégeras. Il y a quand même des choses que tu dois savoir à propos de la sorcellerie... Suis-moi.


Les deux filles abandonnèrent l'autel improvisé pour rejoindre un petit salon aménagé sous les combles où Jadis les fit s'installer. Attrapant son ordinateur portable, elle l'ouvrit et récupéra des pages qu'elle avait mis de côté en prévision de cette soirée. Toute traitaient de l'historique de la sorcellerie.

- Il y a un fond de vérité dans le folklore, on appartient à une ethnie très ancienne. Mais il faut comprendre que la magie fait peur et que tout le monde n'en fait pas un bon usage. C'est pour ça que les sorcières ont été traquées, ça et la psychose populaire. Toi, tu as comme moi toute les capacités pour la magie blanche, ça se sent en toi, ça fait parti de toi. Mais il y a des Wiccan qui se basent sur le profit, la puissance et qui abîment leur environnement. On doit les craindre tu sais. On doit s'en protéger. Et pas que d'eux...

Elle agrandit une autre page où il était question de traqueurs. Adelia sidérée secoua la tête.

- C'est du délire... Tu es en train de me dire que tout ces trucs... Les monstres, la magie... ça existe?

- Je sais que ça fait pas mal de trucs d'un coup, mais une partie de toi le savait avant de venir me voir. C'est aussi ce qui nous a rapprochées. Revenons-en aux chasseurs: gardes à l'esprit de t'en tenir éloignée. Tu as un don génial, mais le monde n'est pas encore prêt à l'accepter. Même si tu l'utilise pour aider. Et comme tu l'as deviné tout à l'heure, les Wiccans ne sont pas les seuls créatures en lien avec la magie qui évoluent parmi nous. Les autres se cachent, la plupart des gens les croisent sans jamais connaître leur nature. Certains ne sont pas dangereux, d'autres si. Dans tout les cas, ce qui te protégera toujours, c'est le secret, ne dis à personne ce que tu es et caches la magie qui émane de toi. Le pendentif t'y aidera, et je t'apprendrai ce que je sais...

A smile is also victory to adversity


Les années qui suivirent son pacte avec Jadis virent Adelia changer. Sa rencontre avec la petite sorcière rousse, devenue amie, mentor et compagne lui permit de comprendre et d'accepter ce qu'elle était tout en apprivoisant ses dons. Rassurée et forte de se sentir complète, Adelia gagna en assurance. Sur l'exemple de sa mère adoptive et poussée par sa passion pour l'apprentissage, elle entama un cursus enseignant qu'elle réussit brillamment, douée pour les études. Elle apprit tout ce que Jadis pu lui inculquer et la dépassa même en zèle, en pratique et en connaissances. Le duo de sorcières affichaient aux yeux du monde une amitié profonde et vivait en secret un amour sincère. Diplôme en main, Adelia fut embauchée comme professeur de primaire dans une école d'Aspen Creek où elle officia pendant que Jadis, également sortie avec mention de ses études entamait une carrière de chercheuse.

Ce fut peu l'année des vingt-six ans d'Adelia que Jadis disparut subitement.
Face à ce drame, sa compagne la rechercha durant des mois, des années, sans succès, par toute les voies classiques, ainsi que d'autres moins conventionnelles. Elles connaissaient toute deux les dangers liés à leur nature, mais la métisse refusait d'accepter la fatalité. Jadis était vivante, quelque part.

D'un autre côté, elle fut obligée de donner le change, de ne rien laisser paraître, de poursuivre son quotidien. Les années virent atténuer la perte, alors qu'elle partageait tout son temps entre ses recherches et son travail, entretenant une vie sociale minimale pour ne pas sombrer dans la solitude.
Jadis le lui avait enseigné: "un sourire est déjà une victoire sur l'adversité." Peut-être en hommage à sa chère compagne, Adelia vivait ce précepte avec ferveur. Oubliée l'enfant timide, oubliée l'adolescente complexée, l'enseignante avait mûri, s'était équilibrée pour devenir une femme dévouée aux autres, posée. Et souriante.
Une attitude qui affichait un refus de renoncer, une manière de montrer qu'elle gardait la tête haute.
Elle vivait la philosophie de son mentor, pour elles deux.

Yesterday, now and tomorrow


Aujourd'hui, Adelia tient toujours son poste d'enseignante à Aspen Creek. Au fil des années, elle a acquit une bonne notoriété et grâce à cet emploi, a réussi à se forger une place dans la communauté. Elle a la réputation d'être souvent aimée de ses élèves qu'elle traite avec douceur, respect et fermeté. L'image de l'enfant étrange qu'elle était autrefois semble avoir déserté les mémoires et elle passe aisément pour un membre aimable et agréable de la communauté.

Et tout en entretenant cette place durement méritée, l'enseignante poursuit ses recherches, recherches de savoir certes, mais également recherches de ses pairs. A travers chaque sorcière qu'elle rencontre, elle espère toujours secrètement retrouver la trace de Jadis.

D'autres choses à nous faire savoir ? Sur tes capacités? Sur ta vie? Sur ton environnement? Un secret peut-être que nul n'est censé connaître?


En hommage à ses origines et à ses parents décédés, Adelia a choisi de conserver le nom de Jones tout en l'associant au nom de Lawkwood.


Allez encore quelques petites questions?





¤ Mer ou Montagne? Mer!
¤ Les enfants c'est la vie!
¤ Quelle couleur? bleu
¤ Un moyen de locomotion? pieds?
¤ Une arme? ma plume
¤ Le courage c'est une question d'état d'esprit
¤ Bien ou mal? Bien
¤ La gentillesse, la compassion c'est la meilleure facette de l'Humanité
¤ Sucré ou salé? sucré
¤ La hiérarchie pour toi c'est Un concept relatif
¤ Fidèle ou infidèle? fidèle
¤ La rancune pour toi c'est quelque chose de néfaste
¤ Hommes ou femmes? les deux
¤ Le sexe pour toi c'est naturel, comme beaucoup de choses
¤ La religion pour toi c'est un choix personnel (mais une entrave de l'esprit)
¤ Plantes ou animaux? Les deux
¤ Tension ou passion? Tension
¤ L’honnêteté c'est... fondamental
¤ Seul ou accompagné? ça dépend
¤ La confiance pour toi c'est Quelque chose de merveilleux mais de fragile
¤ Le jour ou la nuit? L'aube
¤ L'amour c'est Un beau rêve
¤ Juge, jury ou bourreau? Jury
¤ Le surnaturel c'est Le pouvoir de l'imagination! Et l'imagination au pouvoir.
¤ Humain, Loup, Vampire? Loup
¤ Le mot de la fin? Miaou?



₪ Prénom ou Pseudo; Euh... Elfie
₪ Âge; 28[/color]
₪ D'où viens-tu?; Région Lyonnaise
₪ Que penses-tu du forum? Complet et agréable[/color]
₪ Que penses-tu du design ? Accrocheur (légèrement chargé? *pataper!*)
₪ Comment as-tu atterri ici? J'ai suivi le lapin blanc une amie
₪ Double compte? Naon
₪ Votre avatar? Kristin Kreuk
₪ Briggs et moi? à découvrir!
₪ Autre chose à ajouter? Curieuse et impatiente!
₪ As-tu signé le règlement ?
Spoiler:


₪ PNJ?
Spoiler:


₪ Que faire de moi?
Spoiler:


₪ Voulez-vous être parrainé? Non, merci Smile
₪ LE CODE DU REGLEMENT;
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